QUALIROUTES : le cahier des charges voirie
Par l’équipe ArchiMindMis à jour le
Ce qu’est QUALIROUTES
QUALIROUTES est le cahier des charges type wallon pour les travaux de voirie. Il couvre les voiries, l’égouttage et les ouvrages d’art, et il est publié par le Service public de Wallonie.
C’est le pendant routier du CCTB. Les deux textes viennent de la même région, mais pas de la même administration, et ils ne se ressemblent pas : domaines différents, numérotations différentes, et surtout manières de travailler différentes. Confondre les deux coûte du temps au moment de la rédaction.
Un point de méthode, d’abord : la version en ligne du cahier des charges type est la version actualisée. Ce n’est pas un PDF qu’on télécharge une fois pour toutes. Le texte applicable à votre marché, en revanche, est celui que le marché désigne, et il reste celui-là jusqu’à la réception.
Les éditions : une mise à jour par an
QUALIROUTES est mis à jour annuellement, en janvier. L’édition en vigueur porte la date du 1er janvier 2026.
Cette mise à jour a modifié les chapitres A, C, D, E, F, G, H, K, N et Q. La liste importe en pratique : si votre dossier porte sur des travaux couverts par un chapitre touché, l’écart entre deux éditions n’est pas théorique.
Un rythme annuel a une conséquence directe sur les dossiers longs. Une étude ouverte en novembre et mise en adjudication en mars traverse une édition. Notez l’édition dans le cahier spécial des charges, et ne laissez pas la référence flotter vers « la dernière version en ligne » : cette formule change de sens chaque janvier.
Comment le texte est structuré
Les chapitres de QUALIROUTES portent une lettre. Sous le chapitre viennent des sections, puis des articles, et la numérotation reprend la lettre du chapitre suivie de niveaux numériques : C.3.4.7.2.1.2, par exemple.
Les codes descendent jusqu’à huit segments. C’est un texte très fin, et cette finesse est utile : elle permet de désigner exactement la prescription à laquelle on déroge, sans recopier de la prose. L’arbre des signets du PDF officiel compte 5 293 entrées, ce qui donne une idée de l’échelle.
Deux chapitres méritent d’être connus à part. Le chapitre A porte les clauses administratives. Le chapitre Q porte les essais ; il se met à jour comme les autres, mais il n’a pas de modèle de cahier spécial des charges, parce qu’on ne déroge pas aux essais projet par projet.
Comment un CSC voirie s’écrit
C’est ici que la voirie s’éloigne du bâtiment, et l’écart est structurel.
En bâtiment, l’auteur de projet compose son cahier des charges : il reprend les articles du texte type dont il a besoin, les adapte et les assemble. Le document final contient le texte.
En voirie, le texte type est incorporé par référence. L’auteur de projet n’en recopie pas les articles : il écrit un cahier spécial des charges qui enregistre, article par article, les dérogations et les compléments au texte. « L’article D. 1.2.1 est complété comme suit : … ». Le cahier spécial des charges est donc un document d’écarts, pas une copie enrichie.
Le métré suit la même logique séparée. En bâtiment, les articles portent eux-mêmes leurs clauses de mesurage, et le métré se déduit du cahier. En voirie, les postes viennent du Catalogue des Postes Normalisés, le CPN : chiffrer un projet, c’est sélectionner les postes qui le décrivent. Le texte technique et la liste des postes sont deux sources distinctes.
À cela s’ajoute le CSC Modèle officiel : des squelettes par chapitre, de A à P plus le chapitre X pour les travaux en régie et divers, accompagnés du formulaire d’offre. Le chapitre A y est largement prérempli ; les chapitres techniques sont des emplacements par article, avec des consignes de rédaction.
QUALIROUTES et le CCTB
La question n’est pas laquelle des deux références est la meilleure, mais laquelle s’applique.
La nature des travaux tranche avant la géographie. Un bâtiment en Wallonie relève du CCTB. Une voirie, un égouttage ou un ouvrage d’art en Wallonie relèvent de QUALIROUTES.
Attention à un piège courant : les abords d’un bâtiment ne basculent pas d’office dans QUALIROUTES. Le CCTB les traite dans son tome 9. Un marché mixte peut citer les deux textes, mais la répartition est écrite dans les documents du marché ; elle ne se déduit pas de la seule nature des travaux. Et quand un marché cite les deux, chaque partie garde son texte, son édition et sa numérotation : mélanger deux numérotations dans un lot rend le document illisible à l’exécution.
Dans ArchiMind
QUALIROUTES est disponible dans ArchiMind, à côté du CCTB et du bestek de la VMSW. Vous démarrez un projet sur l’édition 2026 du CCT et vous travaillez dans la structure du texte : chapitres à lettre, sections, articles, et la numérotation du cahier des charges type. L’ingestion de cette édition a produit 4 261 nœuds de modèle et 4 551 sections.
Deux limites, dites franchement. Créer votre propre modèle sur le référentiel QUALIROUTES n’est pas encore possible ; le modèle officiel est là, un modèle à vous ne l’est pas.
Et le produit compose aujourd’hui des articles, comme pour un bâtiment. La manière dont la voirie fonctionne réellement — un cahier spécial des charges qui enregistre des dérogations au texte, et un métré construit en sélectionnant des postes du CPN — demande une mécanique distincte, qui est en cours. Nous préférons l’écrire ici plutôt que vous le laisser découvrir : si votre marché attend un CSC de dérogations, ce n’est pas encore la forme que le produit sort.
Ce qu’il faut retenir
QUALIROUTES est le cahier des charges type wallon des voiries, de l’égouttage et des ouvrages d’art, publié par le Service public de Wallonie et mis à jour chaque janvier ; l’édition en vigueur est celle du 1er janvier 2026. Ses chapitres portent une lettre et ses codes descendent à huit segments. Un cahier spécial des charges voirie n’est pas un cahier composé : c’est un document de dérogations au texte, avec un métré construit à partir du CPN. Et les abords d’un bâtiment restent dans le CCTB, tome 9.
À lire ensuite : quel cahier des charges type s’applique à votre projet, le CCTB en détail, le bestek de la VMSW, et les définitions de QUALIROUTES, cahier spécial des charges et métré.
Sources et références
Questions fréquentes
Qui publie QUALIROUTES et que couvre-t-il ?
Le Service public de Wallonie le publie. Il couvre les voiries, l’égouttage et les ouvrages d’art des marchés wallons. C’est le pendant routier du CCTB, qui couvre les bâtiments : deux textes, deux administrations, deux numérotations. La version en ligne du cahier des charges type est la version à jour.
À quelle fréquence QUALIROUTES est-il mis à jour ?
Une fois par an, en janvier. L’édition en vigueur porte la date du 1er janvier 2026, et cette mise à jour a touché les chapitres A, C, D, E, F, G, H, K, N et Q. Une mise à jour annuelle veut dire qu’un dossier long peut traverser deux éditions successives.
Comment les articles de QUALIROUTES sont-ils numérotés ?
Par une lettre de chapitre suivie de niveaux numériques, par exemple C.3.4.7.2.1.2. Les codes descendent jusqu’à huit segments, ce qui donne un texte très fin. La lettre situe le chapitre, les chiffres situent l’article dans ce chapitre, et le code se lit sans table des matières.
Écrit-on un cahier spécial des charges voirie comme un CSC bâtiment ?
Non, et c’est la différence qui compte. En bâtiment, l’auteur compose son cahier à partir des articles du texte type. En voirie, le texte est incorporé par référence : le cahier spécial des charges enregistre des dérogations et des compléments au texte, article par article.
Qu’est-ce que le Catalogue des Postes Normalisés ?
C’est la liste normalisée des postes de métré pour les travaux de voirie, distincte du texte technique. En bâtiment, les articles du cahier des charges portent eux-mêmes leurs clauses de mesurage. En voirie, le métré se construit en sélectionnant des postes du catalogue, ce qui en fait une opération séparée.
QUALIROUTES s’applique-t-il aux abords d’un bâtiment ?
Pas automatiquement, et c’est une confusion fréquente. Les abords d’un bâtiment relèvent du CCTB, qui les traite dans son tome 9. Un marché mixte peut citer les deux textes, mais la répartition figure dans les documents du marché : elle ne découle pas de la seule nature des travaux.